Monsieur X qui était en instance de divorce, sans doute très affecté par cette procédure, supportant difficilement d’être régulièrement séparé de l’affection de ses filles, a tenté par tous les moyens, à compter du début de l’année 2004, de séduire Madame Y qui élevait seule ses trois enfants, pour la convaincre de venir vivre avec lui et fonder un nouveau foyer ; que cette entreprise de séduction, tout à fait incompatible avec le devoir de réserve que doit observer et s’imposer un employeur à l’égard de ses salariées, s’est manifestée par des faits concrets : achats de cadeaux, bijoux, vêtements de prix, chaussures ; installation à son domicile de matériel informatique ; mise à sa disposition d’un véhicule neuf ; proposition de partager la même chambre d’hôtel lors de journées de formation.

Le comportement de Monsieur X à l’égard de Madame Y dépassait largement l’attitude de compassion qu’un employeur peut avoir envers une salariée qui rencontre des difficultés dans sa vie familiale, mais constitue un véritable harcèlement dont le but était de convaincre et même de contraindre la salariée à céder à ses avances ; que d’ailleurs, nul doute que si Madame X… n’avait pas refusé, son employeur lui aurait proposé au sein de l’entreprise un poste de choix et des horaires de travail compatibles avec ses obligations familiales ; que Madame X…, justifiant par la production de certificats médicaux de son médecin traitant (le docteur en médecine XX et de la médecine du Travail (docteur en médecine qui a examiné la patiente en juin, octobre 2004, et février et mars 2005) que son état de santé, un syndrome dépressif majeur qui a justifié une prise en charge par un médecin psychiatre, résulte ducomportement fautif de son employeur